jeudi , 30 mars 2017
SITUATION DE LA SANTE A LA REPRODUCTION : UN VRAI DESASTRE EN AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE

SITUATION DE LA SANTE A LA REPRODUCTION : UN VRAI DESASTRE EN AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE

A l’étape de l’adolescence, les jeunes deviennent particulièrement vulnérables à certains risques comme le Vih-Sida, les grossesses précoces et les pratiques néfastes. L’Afrique de l’Ouest et du Centre reste ainsi la région où la proportion d’enfants et de jeunes est la plus élevée au monde. D’où l’importance de la conférence régionale sur l’éducation à la santé de la reproduction en Afrique de l’Ouest et du Centre qui s’est ouverte hier, mercredi 7 octobre, et ce jusqu’au 09 courant, à Dakar afin de réfléchir sur des éléments de ripostes pouvant atténuer le fléau.
L’éducation à la santé de la reproduction reste méconnue par la jeunesse qui paie le plus lourd tribut des différents risques comme le Vih, les grossesses précoces et les pratiques néfastes. Malgré les progrès enregistrés, les organisateurs avancent qu’avec 128 naissances pour 1000 femmes de 15 à 19 ans, l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) a le plus fort taux de grossesses chez les adolescents. Sur les mutilations génitales, plus de 4 jeunes femmes sur 10 ont été mariées avant l’âge de 18 ans et 17% des filles de 0 à 14 ans ont subi une mutilation génitale ou une excision. Quant à la réponse au Vih, les adolescents constituent le seul groupe où les décès liés au Sida continuent d’augmenter. Seul 33% des hommes et 22% des femmes du même âge ont des connaissances complètes sur la prévention du Vih.

Ainsi, hier mardi, l’Unesco a organisé une conférence sur la question, afin de réfléchir avec tous les partenaires sur les éléments de ripostes allant dans le sens de baisser le taux. Sur la note conceptuelle, on relève que plusieurs revues de littératures montrent que l’Education à la santé de la reproduction (ESR) de qualité provoque un recul de l’âge des premiers rapports sexuels, une éducation du nombre de partenaires et une augmentation de l’utilisation du préservatif. En aucun cas, l’ESR ne contribue à l’augmentation de l’activité sexuelle. Un constat qui fera dire aux organisations que «le temps est donc venu de promouvoir une meilleure connaissance de l’ESR, de ses effets et de son niveau de mise en œuvre en Afrique de l’Ouest et du Centre, afin de tracer la voie conduisant à une meilleure santé sexuelle et reproductives des jeunes.

A en croire la directrice régionale de l’Unesco en Afrique de l’Ouest et du Centre, Anne Thérèse Ndong Djata, l’approche pour mieux appréhender la question de l’ESR doit être inclusive. A cet effet, elle a estimé que «les ministères de la Santé et de l’Education doivent travailler ensemble en mettant en place des mécanismes qui permettront de faire baisser le taux». Avant de souligner, pour le déplorer, que «l’ESR est encore mal connue et mal comprise». «Les programmes souffrent de limitations importantes à savoir que les contenus atteignent souvent les élèves en fin d’adolescence, alors qu’ils ont déjà initié leur vie sexuelle, les principaux messages ne reflètent pas la réalité qu’ils vivent et les programmes mettent plus l’accent sur la biologie de la sexualité et de la reproduction et que sur les aspects sociaux, relations interpersonnelles ou les pratiques», a dit la directrice régionale de l’Unesco.

Pour le directeur du bureau régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest, Mabingué Ngom, la situation de l’ESR dans cette région est alarmante. Et aujourd’hui, il urge d’investir dans l’éducation.

 

Sudonline

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