samedi , 18 mars 2017
Sénégal : Les écoles coraniques participent au développement économique (enseignant)

Sénégal : Les écoles coraniques participent au développement économique (enseignant)

L’enseignement coranique participe au développement économique à travers sa capacité de cultiver l’esprit d’aventure et l’exigence au travail, a indiqué, samedi à Dakar, Moustapha Wayal, secrétaire général de l’Association des sortants de l’’Institut islamique de Coki (département de Louga).

‘’L’entrepreneuriat est un esprit. A Coki, on apprend cet esprit d’aventure et d’entrepreneuriat et la foi en ce que l’homme doit travailler et faire tout son possible pour réussir dans la vie sans dépendre de quiconque’’ a-t-il indiqué.

M. Wayal s’exprimait lors de la journée coranique sur le thème: ‘’Rôle des écoles coraniques dans l’éducation et le développement », au CiCES.

‘’Il y a des sortants de Coki qui s’activent dans divers secteurs économiques très différents comme l’agriculture, l’aviculture, le commerce national et international et l’importation. D’autres ont même leurs propres entreprises. Certainement ils n’ont pas appris comment exercer ces activités-là à Coki mais ils y ont cultivé cet esprit d’aventurier’’, a-t-il ajouté.

L’Association des sortants de l’’Institut islamique de Coki organise cette cérémonie dans le but de sensibiliser les autorités et l’opinion publique sur les difficultés que l’école rencontre.

‘’Nous voulons sensibiliser l’opinion publique et les autorités pour qu’elles apportent leur aide et assistance à cet institut qui joue un rôle important dans la formation et l’éducation du pays’’, a-t-il dit.

Conscient de la problématique des daaras (écoles coraniques) qui selon lui souffrent d’un  »système mal organisé », Moustapha Wayal qui est aussi professeur et formateur au Centre régional de formation du personnel de l’éducation à Dakar a loué le modèle d’éducation adopté par le daara de Coki.

‘’Dans le modèle de Coki, les enfants ne s’adonnent pas à la mendicité. C’est pourquoi nous organisons des collectes de dons et cette journée coranique est la phase préparatoire de la prochaine cérémonie de collecte de dons’’, a-t-il dit.

‘’Nos principaux donateurs sont des anciens de Coki ou des gens de bonne volonté, des musulmans venus de partout au Sénégal et dans la diaspora, a-t-il indiqué.

Insistant sur la nécessité de reformer le système de l’enseignement coranique, M. Wayal a proposé de ‘’s’inspirer des pays musulmans comme le Maroc ou la Mauritanie où les enfants apprennent le Coran sans rencontrer les difficultés auxquelles font face les talibés’’. Selon lui, ‘’c’est une question d’organisation seulement’’.

Il a toutefois salué le soutien de l’Etat dans l’assistance médicale au dara mais l’a jugé ‘’insuffisant’’, en déplorant l’attitude des organisations non gouvernementales (ONG) sur la question des daaras.

‘’Les ONG ne nous aident pas actuellement, elles parlent plus qu’elles n’agissent’’, a-t-il déclaré.

Il a affirmé que les débouchées qu’offre l’enseignement des daaras sont nombreuses et à Coki l’enseignement est aussi moderne que celui des autres écoles de formation.

‘’A Coki, on apprend le Coran et les sciences de la religion, la langue arabe, le français, les mathématiques et les sciences. Nous préparons le futur étudiant à acquérir les aptitudes nécessaires pour pouvoir profiter de toutes les opportunités que proposent les autres institutions de formation’’, a-t-il encore dit.

‘’Notre enseignement se limite actuellement au Bac. Nos étudiants fréquentent, après leurs études, des universités arabes qui se trouvent au Sénégal , en Arabie saoudite, en Egypte, en Libye », a fait observer Moustapha Wayal.

Il a précisé d’autres anciens du daara de Coki  »réussissent pour la plupart aux concours d’enseignement à tous les niveaux au Sénégal’’

Aps

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