dimanche , 28 mai 2017
SEMAINE NATIONALE DE SENSIBILISATION ET DE MOBILISATION SUR LES DROGUES : POUR UNE ÉCOLE SÉNÉGALAISE SANS DROGUE

SEMAINE NATIONALE DE SENSIBILISATION ET DE MOBILISATION SUR LES DROGUES : POUR UNE ÉCOLE SÉNÉGALAISE SANS DROGUE

Le Centre d’information et de sensibilisation sur les drogues Jacques Chirac de Thiaroye  (CSID)  a abrité la cérémonie de lancement de la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation sur les drogues dont le thème est «Mobilisons nous pour une école sans drogue». Occasion saisie par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, par ailleurs coordonateur du Comité interministériel de lutte contre la drogue de tirer la sonnette d’alarme sur l’utilisation abusive des drogues dans les établissements scolaires.
L’utilisation abusive des drogues dans les établissements scolaires est une situation  alarmante  qui doit pousser les acteurs de l’éducation à intégrer des modules axées sur l’éducation à la prévention dans le Curricula. Selon le ministre Abdoulaye Daouda Diallo un des défis de la lutte qui interpelle les tenants du pouvoir  demeure la consommation du cannabis en milieu scolaire en dehors de l’usage du tabac et de l’alcool. A l’en croire, une étude réalisée en 2007 par l’ONUDC, en partenariat avec la Division contrôle médico-scolaire (DCMS) sur l’usage des drogues au niveau du cycle de l’enseignement général et technique dans cinq IDEN de l’IA de Dakar révélait que sur un échantillon de 3107 élèves dont 51,6% de garçons et 48,4% de filles, les 7% ont fumé du tabac, 1,4% a fumé du cannabis, 5,9% ont bu de l’alcool et 1 à 2% ont consommé des inhalant, de l’héroïne ou de la cocaïne.Face à cette situation le ministre de l’Intérieur d’indiquer que «les conséquences de la consommation du cannabis sur la santé mentale de l’élève sont d’une gravité certaine. Cela induit des troubles de la mémoire et peut précipiter la survenue de dérèglement psychiatriques», révèle le ministre qui a souligné les effets néfastes sur l’éducation. «Ce phénomène est jugé très préoccupant, son impact sur le système éducatif pouvant être très désastreux, si l’on n’y prend garde. Sa prise en charge appelle à la mise en œuvre de mesures préventives», prévient le coordonateur du comité. Pour le premier des policiers, les axes d’interventions ont été identifiés pour circonscrire le mal. «Il faudra que les acteurs de l’école veillent à ce que la même priorité soit accordée aussi bien aux missions pédagogiques qu’aux fonctions éducatives et que des modules axés sur l’éducation à la prévention des conduites additives soient intégrés dans Curricula», conseille-t-il.

A l’en croire, il y a lieu de mettre en place, en relation avec les Inspecteurs d’académie, des actions de formation pour des intervenant en milieu scolaires notamment les enseignants et assistants sociaux etc. pour que ces derniers soient en mesure d’évaluer chez l’adolescent ayant des problèmes de consommation, sa détresse, ses angoisses existentielles, ses relations sentimentales ou familiales, pour ensuite une meilleure orientation médicale psychologique ou sociale possible. Sur un autre registre les parents d’élèves doivent s’impliquer. «Les parents devront bien prendre conscience de cette forme de délinquance juvénile et subséquemment prêter une plus grande attention aux comportements de leurs enfants. Il urge que nous nous mobilisons  pour que l’école sénégalaise soit à l’abri de la drogue», réaffirme Abdoulaye Daouda Diallo.

Aussi suggère-t-il, avec les forces de sécurité, dans le cadre de la sécurité de proximité, de privilégier les missions de préventions «éducatives» en nouant un partenariat avec les communautés scolaires basé sur un intérêt mutuel qui se déclinera sous la forme de sensibilisation, de collaboration et d’échange d’informations avant toute répression.

Sudonline

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