mercredi , 24 mai 2017
SANTE DE LA REPRODUCTION EN MILIEU SCOLAIRE: UNE CONVENTION DE PARTENARIAT POUR CONTRIBUER A L’EPANOUISSEMENT ET LA REUSSITE DES FILLES

SANTE DE LA REPRODUCTION EN MILIEU SCOLAIRE: UNE CONVENTION DE PARTENARIAT POUR CONTRIBUER A L’EPANOUISSEMENT ET LA REUSSITE DES FILLES

Le ministère de l’Education nationale et l’Organisation non gouvernementale (Ong) Marie Stopes internationale Sénégal (Msi/Sénégal) ont signé une convention de partenariat dans le cadre du «Programme d’appui en offre de services en santé de la reproduction aux Infirmeries scolaires et Inspections médicales des écoles (Ime)» pour l’année académique 2016-2017. C’est lors d’une rencontre qui a eu lieu hier, mercredi 18 janvier, dans les locaux de l’Ong à Ngor.
La santé de la reproduction sera prise en charge dans le milieu scolaire afin de permettre aux élèves de poursuivre leur cycle scolaire. Dans le nouveau Programme d’appui en offre de services en santé de la reproduction aux Infirmeries scolaires et Inspections médicales des écoles (Ime), l’organisation non gouvernementale, (Ong) Marie Stopes internationale (Msi) Sénégal compte contribuer à l’épanouissement et à la réussite scolaire des filles. Hier, mercredi 18 janvier, elle a signé une convention de partenariat avec le ministère de l’Education nationale allant dans ce sens. La mise en œuvre se fera dans huit (8) régions du Sénégal à savoir Dakar, Thiès, Diourbel, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Louga et Saint-Louis.
Pour la directrice pays de Msi/Sénégal,  Ndeye Sanou Gning, le focus de ce programme sera mis dans la communication, avec des messages adaptés aux cibles, mais aussi sur la formation du personnel sanitaire existant dans les établissements scolaires.  «En plus de ce volet, des offres de soins comme la prévention et la prise en charge des grossesses précoces, le traitement des infections sexuellement transmissibles, le dépistage volontaire du VIH/Sida, le référencement des PVVIH vers les structures offrant une prise en charge, seront ainsi disponibles pour prendre en charge les victimes», a-t-elle fait comprendre.

Les acteurs ont tenu aussi à signaler qu’au Sénégal, la proportion importante des adolescents(e)s et jeunes de la tranche d’âge de 10 à 24 ans  représente 34% de la population générale. Ce qui constitue une donnée importante pour toutes les politiques et stratégies de développement. Actuellement, cette tranche de la population se trouve confrontée à d’importants problèmes de Santé de la reproduction (Sr), notamment, la sexualité précoce et non protégée, avec près de un sur cinq (1/5) des adolescent(e)s de 15 à 19 ans, soit 19% qui sont sexuellement actifs. Il s’y ajoute les mariages et grossesses précoces, avec un taux de 17,1% d’adolescentes de moins de 20 ans ayant déjà donné naissance à un enfant au moins, les Infections sexuellement transmissibles (Ist) dont l’infection à VIH/Sida, les avortements à risque et les infanticides mais aussi les violences et les abus sexuels. Face  à tous ces malheurs qui touchent l’environnement scolaire, il urge, selon Msi/Sénégal d’unir les forces pour la cause de l’adolescent.

Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Education nationale, Joseph Pierre Ndiaye,  ledit projet intervient dans le cadre du programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet). «Les questions prises en charge par le programme sont au cœur de l’enjeu de développement et de l’épanouissement de l’apprenant car, plus d’une centaine d’élèves sont victimes, par an, de grossesse précoce, de violence basé sur le genre. Cette activité va permettre d’amoindrir la souffrance de ces victimes à travers des actions pertinentes en faveur des élèves».

sudonline

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