samedi , 27 mai 2017
Réforme de l’école: Abdou Salam Sall parle d’enracinement et d’ouverture

Réforme de l’école: Abdou Salam Sall parle d’enracinement et d’ouverture

Le professeur Abdou Salam Sall, président du comité de pilotage des Assises de l’éducation et de la formation au Sénégal, a souligné l’ambition de bâtir, par le consensus national, une école sénégalaise « robuste et de qualité » pour les enfants du pays.

« Oui, nous voulons bâtir une école conforme à nos valeurs de civilisation et ouverte sur le monde, fondée dans une large mesure sur la science et la technologie », a-t-il déclaré dans un entretien paru dans Sud Quotidien.

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L’ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a dit la volonté de trouver un consensus sur l’éducation et la formation, afin de réaliser de « nouvelles avancées », en tirant les leçons du passé de ce secteur.

« Nous voulons faire de nouvelles avancées, engager des réformes qui n’étaient peut-être pas arrivées à maturité dans le passé. Nous voulons capitaliser les leçons des diverses concertations », a-t-il indiqué.

Pr. Sall a rappelé la démarche voulue consistant à « écouter les Sénégalais », à établir « un diagnostic serré du système » et, par la suite, « proposer un système éducatif qui articule l’instruction avec l’éducation ».

« Oui, nous cherchons le consensus sur toutes les questions. C’est la raison pour laquelle nous voulons un débat contradictoire maintenant. Il n’y a pas de réforme sans tension au sens positif du terme. »

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Selon le président du comité de pilotage des Assises de l’éducation et de la formation au Sénégal, « la construction d’un système éducatif s’adosse sur les ressources humaines compétentes et motivées », entre autres facteurs de réussite.

La deuxième chance de réussite d’une réforme de l’école concerne les infrastructures de qualité, dont les bâtiments, les réseaux informatiques, la bande passante, les ouvrages, les équipements scientifiques, les terrains de sport, etc., a-t-il signalé.

Abdou Salam Sall a rappelé la nécessité de mobiliser « des ressources financières conséquentes » et « disponibles à la base pour les apprenants », signalant que « le gouvernement a fait d’importants efforts, mais il n’a pas encore dépassé les 6% du PIB », à consacrer au secteur éducatif.

« Nous devons aussi explorer l’apport des terroirs. L’environnement bancaire sera considéré avec l’étude sur la Banque éducative et la Banque de solidarité musulmane », a révélé l’ancien recteur de Dakar.

Pr. Sall a relevé le choix de l’innovation pour tenir le pari de la réforme de l’éducation et de la formation au Sénégal. « Nous devons à tous les niveaux innover et transplanter les bonnes pratiques », a-t-il expliqué.

« C’est seulement sous ce rapport que nous pourrons bâtir une structure robuste et de qualité pour nos enfants et petits-enfants. Le gouvernement veut, et tout le monde s’accorde avec lui là-dessus, rendre effective la centralité de l’élève. »

 

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