samedi , 22 juillet 2017
Presse en ligne : l’Anpels appelle au respect de l’éthique et de la déontologie

Presse en ligne : l’Anpels appelle au respect de l’éthique et de la déontologie

L’Association nationale des professionnels de la presse en ligne du Sénégal (Anpels) est en phase avec le président Macky Sall concernant les mesures à prendre pour faire face à ces nombreuses dérives causées par les sites internet dans le paysage médiatique. C’est du moins l’avis du président de ladite structure, Alioune Top, qui présidait une rencontre avec ses homologues journalistes hier à la maison de la presse.

«Dès la création de l’Anpels au mois de juillet 2015 c’est le premier combat que nous avons mené auprès de la Cdp (Commission des données personnelles) concernant les publications au niveau des sites web» a soutenu Alioune Top précisant que la première activité de l’Anpels était axée sur cet aspect très important dans le paysage médiatique.

A son avis, la sortie virulente du chef de l’Etat sur la question conforte d’avantage la position de l’Anpels. Dans ce sens il se dit prêt, au nom d l’association qu’il préside, à accompagner l’Etat du Sénégal pour assainir le milieu tout en respectant les règles d’éthique et de déontologie du journalisme. «Il faut que les acteurs de la presse en ligne respectent le critères journalistiques» a-t-il insisté.

Cette rencontre avec la presse a été aussi l’occasion pour les membres de l’Anpels de se prononcer sur les faits saillants de l’actualité ces derniers jours notamment la sortie du ministre de la Culture et de la Communication concernant la subvention allouée à la presse. Irama Sané, chargé de la communication pense que l’Anpels, qui regroupe une trentaine de sites d’informations générales ou spécialisées, est dans une logique de se conformer aux règles établies par la tutelle.

«Nous avons mis en place des critères d’adhésion strictes afin de se conformer aux règles établis par l’autorité. C’est pourquoi le nombre d’adhérant est limité selon les critères établies par l’Anpels qui est très exigeante sur cet aspect conformément aux mesures qui vont être pris par le ministère dans ce sens à l’avenir» a-t-il fait savoir. Aussi, Ibrahima Aidara, membre de l’Association et administrateur de site web abonde dans le même sens.  Selon lui, si la cour des comptes dit qu’il n’y a aucune entreprise de presse qui remplit tous les critères pour bénéficier de l’aide à la presse c’est normal que les organes revoient leur fonctionnement à tous les niveaux.

Ainsi, le président de l’Anpels appelle les acteurs à adopter les démarches appropriées pour se mettre dans les meilleures dispositions afin de bénéficier de cette aide conformément à ce qu’a évoqué le ministre en charge de la Communication. Parce que soutient-il «l’aide permet aux acteurs  de mener confortablement leur mission tant sur le plan de la logistique que sur le plan financier».

Il faut rappeler que, lors du vote du budget de son ministère à l’Assemblée nationale, Mbagnick Ndiaye avait déclaré que l’aide à la presse ne sera pas distribuée au titre de l’année 2016, arguant qu’aucune entreprise de presse ne remplit les conditions pour en bénéficier avant de se rétracter. Une sortie qui avait fini de faire sortir les acteurs de leur gons dans un environnement  caractérisé  par l’évolution  rapide du numérique, ou,  les médias dits traditionnels doivent s’adapter au nouveau contexte pour ne pas disparaître. C’est la conviction de nombreux  experts sur l’adaptation de la presse dite traditionnelle face au numérique objet d’un atelier de réflexion organisé  récemment au niveau du CESTI.

Ch.S.ND & Joe SANE

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