vendredi , 21 juillet 2017
Première enquête sur le tabagisme au Sénégal

Première enquête sur le tabagisme au Sénégal

250 000 personnes risquent la mort chaque année

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie a organisé, hier, un atelier de restitution des résultats de l’Enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes au Sénégal. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Cole Seck, qui a relevé beaucoup d’impacts négatifs dans nos pays du tabac.

« Le Sénégal a la chance d’avoir une Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD)», a salué le ministre de la Santé et de l’Action sociale après avoir attesté que beaucoup d’activités sont menées au Sénégal dans le cadre de la lutte contre le tabagisme. Pr Awa Marie Cole Seck, a signalé qu’en application de la loi, le Sénégal doit renforcer également la surveillance et le suivi de la consommation de tabac et d’autres indicateurs du tabac pour informer les acteurs politiques de lutte antitabac.

Le directeur général de l’ANSD, Aboubacar Sadikh Bèye, a fait état suivant la norme mondiale en matière de surveillance systématique de la première enquête nationale sur le tabagisme chez les adultes ; « et l’échantillon de l’enquête compte 4514 ménages ».

Sur la surveillance du tabagisme, l’enquête a révélé qu’en 2015 environ 500 000 adultes au Sénégal (6,0%) sont signalés comme consommateurs actuels de tabac. « Un demi-million de sénégalais fument du tabac et la moitié (250 000 personnes) risquent de mourir chaque année de ce fléau dangereux pour la société », a mentionné l’experte Mme Faye Awa Cissokho. Elle a annoncé que 6 millions de personnes décèdent dans le monde sous l’effet du tabac et si rien est fait la tendance évolue ver 8 millions d’ici 2017.

Pourtant selon l’étude, le Sénégal dispose d’une des lois antitabac les plus complets en Afrique. Les experts en mentionné que la loi doit être pleinement mise en œuvre et permettra par conséquent de protéger la santé et la vie des citoyens au Sénégal pour empêcher les jeunes à commencer à fumer et encourager les utilisateurs actuel de tabac à arrêter de fumer.

Augmenter la fiscalité sur le tabac 

Au cours de son intervention le professeur Abdoul Aziz Kassé, membre de la société civile, a soutenu qu’il faut augmenter les taxes « car il est plus cher d »e se nourrir que de s’intoxiquer ». Selon lui, l’un des moyens les plus efficaces pour dissuader les jeunes de commencer à fumer est d’augmenter le prix du tabac par des augmentations d’impôts.

L’’étude a montré qu’environ 96% des adultes au Sénégal sont en faveur d’une augmentation des taxes sur les produits du tabac. La marque de cigarette la plus courante au Sénégal est taxée à 40,3%, ce qui est en deçà des niveaux d’imposition recommandées.

Cependant, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a rassuré les acteurs de la société civile en disant que ce travail va être disséminé avec l’appui de la société civile, les différents départements ministériels.

Seck Ndong

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