jeudi , 22 juin 2017
OCTOBRE ROSE : LES ASSOCIATIONS S’ACTIVENT POUR FAIRE RECULER LE CANCER

OCTOBRE ROSE : LES ASSOCIATIONS S’ACTIVENT POUR FAIRE RECULER LE CANCER

C’est parti pour octobre rose. Une couleur  pour marquer la lutte contre le cancer. Mais plus précisément les cancers du col de l’utérus et du sein. Même si l’évènement intègre la prévention en matière de lutte contre tous les types de cancers supposés être évités par les populations. Plusieurs associations dont House of peace and sharing, compte apporter leur contribution pour l’éradication de cette pandémie qui ne cesse de faire des ravages au Sénégal et un peu partout dans le monde.
Le tabac est réputé être la première cause, chez les hommes, du cancer. Mais chez les femmes, c’est le virus dénommé papillomavirus qui est à l’origine du cancer du col de l’utérus. La majorité des personnes arrive dans les hôpitaux à un stade très avancé de leur maladie, où des fois l’espoir est quasiment inexistant. Une maladie mortelle, comme le pensent, bon nombre de Sénégalais. Mais la maladie est curable si l’on s’y prend tôt. D’où le sens du combat des associations pour la lutte contre le cancer. Pour ce mois d’octobre, les acteurs de la santé, l’ont peint en Rose, pour marquer leur engagement à faire reculer cette maladie qui hante le sommeil de bon nombre de femmes. Dans presque toutes les localités du Sénégal, différentes manifestations sont organisées. Des sensibilisations, des consultations gratuites, des mammographies offertes pour atteindre le maximum de femmes. La ligue Sénégalaise contre le cancer (Lisca), ainsi que d’autres associations comme House of peace and sharing, ont déjà lancé les couleurs aux bénéfices des femmes et des enfants. Le plaidoyer se fait pour une gratuité de la prise en charge des personnes atteintes de cancer.
Le cancer du sein

Le cancer du sein, comme l’atteste les spécialistes de la santé reste le premier cancer chez la femme. Il concerne l’ensemble des proliférations primitives malignes développées aux dépens de la glande mammaire. Il s’agit, selon le professeur Ahmadou Dem, professeur agrégé, chirurgien, cancérologue qui s’est exprimé sur la revue dédiée à la journée de réflexion sur le cancer du sein du col de l’utérus, organisée par l’association house of peace and sharing, qu’il s’agit de carcinome ou tumeur dans 90% des cas, lobulaire 9%, canalaire 85%.  Les ravages sont importants et la maladie est devenue un problème de santé  publique. Causé dans la majeure partie des cas par un virus appelé le papillomavirus, le cancer de sein ne cesse d’inquiéter les femmes.  Même si d’aucuns pensent que la maladie touche les adultes, elle peut se retrouver chez la jeune fille âge de moins de 12ans. «Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Cela signifie que plusieurs facteurs influent sur le risque de sa survenue. Les facteurs de risques sont liés à l’âge et à l’état hormonal », fait savoir les spécialistes de la maladie de (Hps). Pour ce qui de l’âge, on peut noter entre autres, des antécédents personnels de cancer du sein; des antécédents familiaux de cancer du sein; des prédispositions génétiques au cancer du sein. D’autres facteurs qui ont également été identifiés comme l’exposition de l’organisme aux hormones, la consommation de tabac; la consommation d’alcool et le surpoids. Par conséquent, on peut tout simplement dire qu’une personne qui possède un ou plusieurs facteurs de risque peut ne jamais développer de cancer. Inversement, il est possible qu’une personne n’ayant aucun facteur de risque soit atteinte de ce cancer.

Le cancer du col de l’Utérus

Le cancer du col de l’utérus peut se définir selon (Hps) comme l’ensemble des proliférations primitives malignes développées aux dépens du col utérin. Il s’agit, selon l’association, d’un carcinome épidermoide dans 90% des cas. Il se trouve être le 2ème cancer gynécologique de par sa fréquence et le 1er en termes de mortalité. Suffisant pour (Hps) de mettre le focus sur cette maladie. Selon toujours le professeur Dème, membre de la commission scientifique de (Hps) les facteurs à risques sont surtout liés à l’infection (Ist) au papilloma virus humain.  Toutefois, d’autres facteurs peuvent entrer en lice dont la précocité des rapports sexuels, le manque d’hygiène, la multiplicité des partenaires sexuels, entre autres. Le dépistage reste, dans tous les cas de figure,  le seul remède pour diagnostiquer la maladie.

La Croix Rouge alerte la population pikinoise

Le cancer du sein et du col de l’utérus, deux types de maladies qui gangrènent la société et plus précisément les femmes. A Pikine, la Croix rouge fait un travail de sensibilisation et de consultation gratuite pour permettre à celles qui n’ont pas la possibilité de faire le dépistage, par faute de moyens, d’être informé de l’état de leur santé. Des informations données par les populations sur place.

Octobre rose, un mois où les femmes ont la possibilité de faire des consultations sur le cancer du sein et du col de l’utérus. Des journées de consultations gratuites  ou de sensibilisation sont organisées par les acteurs de la santé pour permettre aux femmes de se faire consulter et de connaître l’état de leur santé sans dépenser beaucoup d’argent. A Pikine, les femmes sont satisfaites du travail abattu par la Croix rouge, en organisant des séances de consultation gratuite et de sensibilisation sur les différentes maladies, mais notamment sur le cancer  du col de l’utérus. La Croix rouge leur a permis de se faire consulter gratuitement et d’avoir quelques notions sur le cancer du col de l’utérus, ainsi que la manière de se palper les seins. « J’ai fait le test du cancer du col de l’utérus, il y’a quatre mois et c’était à l’occasion de la journée de consultation gratuite organisée par la croix rouge de Pikine. Si ce n’était pas cette journée, je ne serais jamais allée à l’hôpital volontairement pour me faire consulter parce que je n’ai pas l’habitude de le faire», soutient Binetou Diop, femme de ménage, la trentaine. Anta Mbengue de faire le même témoignage :«J’habite prés de la Croix rouge, raison pour laquelle à chaque fois qu’elle organise des journées, j’y assiste parce que je sais que cela sera bénéfique pour ma santé. C’est grâce à eux, aussi que j’ai pu faire le test du  cancer du col de l’utérus. Je n’ai jamais fait la mammographie,  mais je compte le faire parce  qu’ils m’ont sensibilisé sur les dangers que peuvent amener le cancer du sein». Martèle la dame au teint clair trouvée assise devant sa maison.

Si certaines sont sensibilisées sur ces maladies qui touchent  les femmes et qui causent d’énormes perte de vie chaque année, d’autres par contre confirment avoir entendu l’information à la TV ou à la radio, mais ne sont jamais allées faire le test. La cause serait le manque de sensibilisation dans ces lieux où ,l’analphabétisme est très avancé. Ce dernier est la principale cause de tout. Amina Diallo âgée de 24ans et de taille moyenne témoigne : « moi je n’ai jamais fait le test pour le cancer et d’ailleurs, je ne vais à l’hôpital que si c’est grave. Le cancer, j’entends parler, mais je n’y connais absolument rien. Je suis analphabète. Et aussi, j’ai entendu dire qu’il faut  payer cher pour faire le test, alors que moi je n’ai pas les moyens et d’ailleurs je ne travaille même pas. Du coup, si j’ai de l’argent je préfère le dépenser  ailleurs que d’aller à l’hôpital si je suis pas malade»,  soutient-elle.

Sudonline

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