samedi , 18 mars 2017
Notes falsifiées : l’Union des enseignants invite l’État à ouvrir une enquête

Notes falsifiées : l’Union des enseignants invite l’État à ouvrir une enquête

L’Union des enseignants du Sénégal (UES) a invité vendredi, à Dakar, les autorités nationales de l’éducation à ouvrir une enquête sur les cas de fraude enregistrés lors du dernier concours de recrutement des maîtres-élèves, pour que « les véritables responsables » de ces forfaits soient sanctionnés.

« L’UES exige qu’une enquête sérieuse soit ouverte pour situer les responsabilités », a déclaré sons secrétaire général Gouna Niang, lors d’une conférence de presse.

Le ministère de l’Éducation nationale a décidé de retirer le nom de 690 candidats de la liste des 2.545 admis au concours de recrutement des élèves-maîtres (CREM) 2013-2014, suite à des fraudes et achats de place décelés.

Selon le SG de l’UES, il est attendu des autorités nationales plus que des effets d’annonce ou des sanctions à l’encontre du groupe de candidats mis en cause.

La décision des autorités de « retirer les élèves-maîtres de la formation est déjà une forme de sanction », mais elles ne devraient « pas se limiter justement à eux », a indiqué Gouna Niang. Les sanctions annoncées doivent être davantage corsées pour les gens qui ont falsifié des notes, a-t-il dit.

« Nous sommes là pour situer les responsabilités (..) », a-t-il encore dit, avant d’appeler l’Etat à ne pas se limiter aux mesures déjà prises, « il faut qu’il aille au-delà de ces sanctions ».

Il estime que l’Etat du Sénégal devrait mettre en place un dispositif de veille qui éviterait à l’avenir de tels problèmes dans le système éducatif, compte non tenu des meures déjà prises à l’encontre des élèves-maîtres fautifs.

L’UES, par la voix de son secrétaire général, a dit son opposition à une reprise de ce concours et plaide plutôt en faveur d’une comparaison des notes. Une reprise des épreuves de ce concours « ne serait pas juste pour les autres et ce serait remettre en cause leur mérite », a fait valoir Gouna Niang.

Il juge par ailleurs que l’Etat du Sénégal est en partie responsable de ces « failles notées dans le système éducatif », en ce qu’il ne donne pas aux enseignants la place qu’ils méritent dans le système éducatif.

« Il faut un minimum pour un enseignant du point de vue confort », a-t-il soutenu, soulignant que les pouvoirs publics doivent en outre assurer aux enseignants une formation leur permettant d’avoir « le profil nécessaire pour encadrer les élèves ».

« Le système a des failles et il est nécessaire d’en discuter » avec l’ensemble des acteurs du système de l’éducation nationale, a-t-il encore déclaré.

 

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