samedi , 2 juin 2018
ENTRETIEN AVEC M. NiOKHOBAYE  DIOUF PROVISEUR DU LYCEE DE MBAO

ENTRETIEN AVEC M. NiOKHOBAYE DIOUF PROVISEUR DU LYCEE DE MBAO

« Nous souhaitons que nos élèves, en sortant  de cette école  acquièrent  diverses compétences » 

Le proviseur du  lycée de Mbao Niokhobaye Diouf encourage les activités parascolaires dans l’enseignement. Profitant de « l’école de la semaine » réalisée par luxmealex.com dans son établissement, il soutient que celles-ci doivent occuper une place prépondérante dans les apprentissages scolaires. Par ailleurs, reconnaissant la carence des moyens dans le secteur éducatif, il propose aux responsables d’écoles le culte du partenariat gagnant- gagnant pour la  réalisation de  certaines de leurs activités.  Entretien

Vous dirigez le lycée de Mbao. Un lycée réputé d’excellence. Qu’est ce qui explique ces performances ?

M. DIOUF : «Je ne sais pas si  c’est le cas. Mais nous voulons  que ce lycée soit l’un des meilleurs du Sénégal. Pour y parvenir, toute la communauté éducative doit  s’engager, le proviseur, le  censeur, les enseignants,  les surveillants. Tout le monde travail pour que  ce lycée soit l’un des meilleurs et je crois qu’on commence à avoir des résultats qui sont de plus en plus visibles ».

Quelles sont les caractéristiques de ce lycée ? Qu’est ce qu’il a de particulier ?

M. DIOUF : « Les caractéristiques du lycée Mbao sont nombreuses.Celle qui frappe le plus c’est l’entente qu’il y a entre les différentes composantes de l’établissement, sous l’impulsion du proviseur. Il y’a une prévention des conflits. On n’attend pas que les gens se révoltent pour discuter. On anticipe.  Chaque fois qu’on pense qu’on doit se parler, on se parle et on règle les problèmes. C’est un engagement à la fois individuel et collectif ».

    «Autres caractéristiques : l’importance accordée aux activités parascolaires. Nous avons dans le lycée un jardin éco-pédagogique réalisé au bénéfice des élèves. Nous voulons  que ces derniers au sortir de cette école aient des compétences diverses. Le taux du chômage dans notre pays étant très élevé, si tous pensent travailler dans un bureau on s’en sortirait  pas. A travers ce jardin, on essaie de  faire comprendre aux élèves cette réalité en leur  enseignant qu’ils peuvent exercer un autre  travail. Un travail qui serait différent du travail de bureau ».

Est-ce que  les élèves adhèrent  à cette Idée ?

M. DIOUF : « Oui. On se félicite d’ailleurs de leur zèle à vouloir  travailler dans cet espace. Ils aiment s-y activer. La   diversification des activités dans cet espace  leur  permet  de faire des  choix.  Il y’a du jardinage, du micro-jardinage, de l’aviculture et  de la pisciculture».

« Pour ceux qui ne participent pas, le fait que le lycée soit vert est important. Vous n’êtes pas sans savoir ce que représente l’oxygène pour l’organisme.  En rentrant dans cet établissement, l’un des premiers éléments du décor qui attire l’attention, c’est l’aspect environnemental. Nous avons en plus de l’espace éco-pédagogique beaucoup  d’arbres et d’arbustes dans l’enceinte de l’école ».

Vous donnez une place importante aux activités parascolaires ?

  M. DIOUF : « Je pense que les activités parascolaires doivent occuper une place prépondérante dans l’enseignement.  J’estime qu’elles doivent être reconsidérées et  fortement  développées dans les établissements scolaires ».

Bien que vous soyez réputé  lycée  d’excellence, vous avez néanmoins quelque part de soucis dans l’enseignement ?

M. DIOUF : « Il nous arrive d’avoir des soucis. L’éducation est très complexe et  compliquée.  Souvent les moyens ne suivent pas. C’est pourquoi il faut aller les  chercher là où ils se trouvent. Avant de mettre en place cet espace éco-pédagogique, il nous a fallu  coopérer avec l’agence nationale d’aquaculture qui est venue au lycée, qui a fait des stages  avec les élèves pour les apprendre  comment on fait de la pisciculture ».

« On a collaboré avec le centre d’élevage de Mbao. Nous sommes allés vers le centre horticole de Cambèrène. Et tous ces gens, nous ont  apporté leur expertise. Si nous étions resté sur place  à attendre,  il n’y’aurait certainement pas ce jardin et toutes ces activités que nous avons réalisées. Nous savons que les moyens ne sont pas disponibles dans l’éducation. Quant l’école veut réaliser quelque chose, c’est aux responsables d’aller chercher des moyens dans des partenariats utiles ».

lycée mbao

A propos de Pierre GOMIS

Journaliste - Blogueur

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