lundi , 23 octobre 2017
L’IFEF SUR LA LUTTE CONTRE LA MARCHANDISATION ET LA PRIVATISATION DE L’EDUCATION « ON NE PEUT PAS MONNAYER UN DROIT FONDAMENTAL »

L’IFEF SUR LA LUTTE CONTRE LA MARCHANDISATION ET LA PRIVATISATION DE L’EDUCATION « ON NE PEUT PAS MONNAYER UN DROIT FONDAMENTAL »

L’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF) et les acteurs et actrices impliqués dans la réalisation de la défense du droit de l’éducation, se sont réunis hier, vendredi 20 octobre pour la cérémonie d’ouverture de la rencontre francophone sur la marchandisation et la privatisation de l’éducation. L’objectif cette réunion était de faire un état des lieux de l’éducation dans l’espace francophone, de réfléchir sur la question de la privatisation « multiforme » de l’éducation et d’essayer de trouver des réponses «collectives» par rapport au contexte francophone.
En prélude à cette mobilisation qui réunira plus de 80  organisations et représentants étatiques issus de 26 pays francophones et qui est prévue du 23 au 26 octobre prochain à l’IFEF de Dakar, l’organisation de la société civile mondiale francophone contre la marchandisation de l’éducation a tenu à donner un avant-goût de ce conclave de 4 jours. Occasion pour Mme Awa Wade, Vice-présidente Sud Comité Syndical Francophone de l’Education et la Formation (CSFEF) de rappeler que c’est de la responsabilité des gouvernements d’assurer l’éducation de leurs populations, tant sur l’accessibilité que sur la qualité. Dans la foulée, elle a fait remarquer que la 1ere  responsabilité incombe aux autorités étatiques.

Pour la Vice-présidente Sud du CSFEF, l’éducation est en fait un levier de développement et c’est une question qui intéresse en premier chef les gouvernements. Par conséquent, a-t-elle laissé entendre, «On ne peut pas monnayer un droit fondamental » qui est le droit à l’éducation,. Pour elle, cette rencontre de quatre jours permettra de se pencher sur ce phénomène « galopant qui risque de gripper nos économies respectives » et qui touche pratiquement tout l’espace francophone. Or, a-t-elle dit, cette question a été adressée depuis longtemps au niveau des pays anglophones.

Par ailleurs, cette mobilisation de 4 jours prévue du 23 au 26 octobre à l’IFEF de Dakar fait suite à l’Appel de la société civile francophone contre la marchandisation de l’éducation en novembre 2016, qui avait réuni les signatures de plus de 300 organisations. Cette année, elle réunira plus de 80 organisations et représentants étatiques issus de 26 pays francophones pour faire le constat alarmant de la rapidité croissante des acteurs privés dans l’éducation. Les participants tenteront d’apporter des réponses propres à préserver le droit à l’éducation gratuite et de qualité dans tous les pays francophones. Car, selon l’Organisation de la société civile francophone, en novembre 2016, « l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) avait reconnu les problèmes inhérents à la marchandisation et l’éducation et 57 chefs d’Etats membres de l’organisation se sont engagés, dans la déclaration d’Antananarivo, à agir pour renforcer l’éducation publique et réguler le secteur privé de l’éducation

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