lundi , 30 octobre 2017
LE GRAND CADRE DES ENSEIGNANTS DONNE UN ULTIMATUM A L’ETAT

LE GRAND CADRE DES ENSEIGNANTS DONNE UN ULTIMATUM A L’ETAT

En conférence de presse hier, vendredi 27 octobre, le  Grand Cadre des syndicats d’enseignants (Gcse) reste ferme sur  ses positions et donne un délai au gouvernement. Après le dépôt d’un préavis de grève le mardi 24 octobre dernier, valable jusqu’au 24 novembre prochain, le Grand cadre des syndications des enseignants regroupant le SELS/O, CDEFS, SEPPI, UDEN/R, SDEA, OIS, OPES, ODES/A, compte recourir «aux stratégies de luttes pour amener le gouvernement à prendre en charge les préoccupations des enseignants» si le gouvernement continue de faire la sourde oreille à leurs revendications.
Le Grand Cadre des syndicats d’enseignants reste ferme sur sa position et donne un ultimatum aux ministres de l’éducation nationale et de la fonction publique. Après le dépôt d’un préavis de grève le mardi 24 octobre dernier, la convergence syndicale regroupant le SELS/O, CDEFS,SEPPI, UDEN/R, SDEA, OIS, OPES, ODES/A, a annoncé hier, vendredi 27 octobre, lors d’une conférence de presse, que d’ici le 24 novembre prochain, qui correspond à la date d’expiration du préavis de grève, si l’État ne reconsidère pas leurs revendications, qu’il se fera entendre et cela par tous les moyens possibles.

Par la voix de leur coordinateur Oumar Waly Zoumarou, Secrétaire Général du Syndicat Autonome des Enseignent du Moyen et Secondaire du Sénégal (SAEMESS), le Grand Cadre des syndicats d’enseignements soutient qu’il ne compte pas en rester là pour faire valoir ses droits. Oumar Waly Zoumarou et Cie se disent être prêts à recourir « aux stratégies de luttes pour amener le gouvernement à prendre en charge les préoccupations des enseignants» si rien n’est fait d’ici la fin du mois de novembre.

Cela conformément à la convention C87 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui garantit la liberté syndicale et le droit d’élaborer et de dérouler des plans d’actions. Sur leur plateforme de revendications s’affiche : « le respect des accords signés avec les syndicats d’enseignements le 17 février 2014 ; le respect du principe de la gestion démocratique des personnels enseignants ; la diligence de la sortie du décret portant statut des élèves maîtres sortants des CRFPE ; l’augmentation substantielle de toutes les indemnités allouées au enseignants et surtout les indemnités de logement et d’enseignement ; le relèvement de manière substantielle de la part réservée à la petite enfance et au préscolaire dans le budget de l’éducation ; la diligence dans la mise en place des crédits de logements (DMC) ; et la fin des lenteurs administratives (sortie des actes, alignement) et paiement de tous les rappels dus aux enseignants».

Dénonçant l’indifférence des autorités étatiques face à leurs doléances, le coordinateur du Grand Cadre des syndicats d’enseignant, estime que la stabilité de l’éducation a un coût  et vue la gravité de la situation, ils n’ont aucune lueur d’espoir. Car, dit-il, après 2ans de négociation avec comme résultat un protocole d’accords, le ministre de l’éducation nationale continue de gérer les enseignants de manière autoritaire. A l’en croire face aux maigres indemnités de logement et d’enseignement, un enseignant ne peut même pas faire face aux difficultés quotidiennes.

 

Sudonline

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