jeudi , 22 juin 2017
« L’AFRIQUE,MOISE ET LE MONOTHEISME » LE NOUVEL OUVRAGE DE L’ECONOMISTE SOGUE DIARISSO

« L’AFRIQUE,MOISE ET LE MONOTHEISME » LE NOUVEL OUVRAGE DE L’ECONOMISTE SOGUE DIARISSO

Cheikh Anta Diop, cet exceptionnel savant africain qui a contribué de façon décisive à établir les origines nègres de l’Égypte antique et sa filiation à l’Afrique noire, relate dans l’inestimable patrimoine qu’il nous a légué quelques témoignages du poète satirique Juvénal. Ceux-ci portent sur la régression énorme des Égyptiens en relation avec des faits datant de l’an    126 après J.-C. Ces témoignages mettent en relief une société égyptienne pliant sous le poids des divinités totémiques et de la retribalisation. La conséquence de la colonisation ininterrompue depuis les Perses, les Grecs jusqu’aux Romains, fut le retour à la barbarie de ce pays qui avait apporté jadis à l’humanité ses plus belles lettres de noblesse dans le domaine de la science, des techniques, des arts, de la philosophie, de la cosmogonie. Ce même Juvénal décrit également dans ses Satires les luttes sanglantes et fratricides de deux clans dont les totems sont ennemis  ; elles se seraient terminées par des scènes d’anthropophagie. Tel fut le sort des descendants des anciens Égyptiens qui n’étaient plus maîtres de leur système d’éducation, donc de leur destin  et étaient exposés en conséquence à toutes sortes d’influences pernicieuses.

Bénéficiant de l’héritage égyptien, l’Afrique mettra en place de grands empires dont le niveau de développement n’avait rien à envier au reste du monde jusqu’au XVème siècle après J.-C. Cependant, on eût dit que cette société égyptienne pliant sous le poids de la retribalisation et des divinités totémiques préfigurait les divisions graves que connaîtra l’Afrique, et qui faciliteront l’esclavage, la colonisation et l’assujettissement aux puissances colonisatrices, plusieurs décennies après le début des indépendances des années    1960.
Le Continent ne se distinguera par la suite que par la pauvreté, les famines, les maladies, les épidémies, les guerres fratricides, claniques, tribales, ethniques et leur point culminant en 1994 avec le génocide des Tutsis du Rwanda auquel «    la communauté internationale    » et le monde entier ont assisté avec une passivité qu’on a encore du mal à s’expliquer.
Cet Occident peut être cruel et même très cruel, et ce serait de la naïveté de penser le contraire, même si l’on pourrait récuser l’idée que c’est l’instinct de barbarie né des très longues périodes passées dans les grottes durant la dernière glaciation würmienne qui le rattrape assez souvent….
Au cours de la première décennie du XXIème siècle, à la faveur notamment du boom des pays dits émergents qui a relancé la demande en matières premières, ressources dont regorge à profusion notre Continent, de l’annulation de la dette pour certains pays et de l’amélioration de la gestion macroéconomique, la croissance économique du continent africain fluctue en moyenne autour de 5    %, et environ la moitié des trente économies à forte croissance dans le monde sont africaines.
Aussi, dans le contexte de fort ralentissement de la croissance des pays développés, les études des organisations internationales et cabinets de conseils sur l’Afrique se multiplient et l’afro-pessimisme ambiant cède de plus en plus le pas à un sentiment d’euphorie à la vue des chiffres somme toute impressionnants sur le Continent…….

Vers la fin    2010, le Cabinet Mc Kinsey publie un important rapport sur l’Afrique destiné aux investisseurs et intitulé «    The lions in move    ». Ledit rapport met en relief les potentialités extraordinaires du Continent et les opportunités qu’il offre au plan économique. Il sera suivi par les grandes institutions internationales et plus récemment par le Sénat français dans un volumineux rapport de plus de 500 pages, que certains férus d’histoire mettent en parallèle à tort ou à raison avec celui d’un certain M.    Solleillet qui annonçait l’expansion de la colonisation au Sahara central.
Les intellectuels africains, vraisemblablement dopés par l’engouement généralisé que suscite le Continent, ont tout de suite senti le besoin de scander haut et fort la nécessité de l’unité, en oubliant peut-être d’apporter des éléments de réponse aux profondes divisions ethnico-tribales qui minent encore le Continent, dans sa partie subsaharienne. Rares sont les pays africains qui échappent au potentiel de chaos généralisé résultant de telles divisions………

SUR LA NEGRITE DES EGYPTIENS
En pleine période d’esclavage, les explorateurs occidentaux découvrent dans le désert d’Égypte d’imposantes pyramides, dont les Prussiens, au summum de leur puissance, n’hésitent pas à envisager l’idée que celles-ci soient peut-être l’œuvre de leurs ancêtres. Pour exclure toute idée de conjecturer sur un lien entre ces pyramides et les Nègres, certains intellectuels occidentaux et non des moindres, rivalisent de zèle dans l’enfouissement de l’histoire de l’Afrique dans les profondeurs des ténèbres et ce processus connaîtra son apogée après la campagne d’Égypte de Napoléon et la naissance de l’école d’égyptologie française résolument décidée à falsifier l’histoire des Nègres qui «    devaient être civilisés    ».
Ainsi, F. Hegel, considéré comme étant l’un des plus grands philosophes de l’Occident, affirmait l’anhistoricité de l’Afrique. En effet, dans «    La raison dans l’histoire    », le philosophe allemand décrit l’Afrique    en ces termes    :
«    Ce continent n’est pas intéressant du point de vue de sa propre histoire, mais par le fait que nous voyons l’homme dans un état de barbarie et de sauvagerie qui l’empêche encore de faire partie intégrante de la civilisation. L’Afrique aussi loin que remonte l’histoire, est restée fermée, sans lien avec le reste du monde    ; c’est le pays de l’or, replié sur lui-même, le pays de l’enfance qui, au-delà du jour de l’histoire consciente, est enveloppé dans la couleur noire de la nuit. S’il en est ainsi fermé, cela tient non seulement à sa nature tropicale, mais essentiellement à sa constitution géographique».
Le philosophe allemand Kant renchérit    : «    La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie    ».
Le célèbre poète Victor Hugo n’a pas été plus tendre dans son fameux «    Discours sur l’Afrique    » prononcé le 18 mai 1879, lors du banquet commémoratif de l’abolition de l’esclavage. Selon Hugo, «    la Méditerranée est un lac de civilisation; ce n’est pas pour rien que la Méditerranée, a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre, l’univers ignoré, c’est à dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre, toute la barbarie. Le moment est venu de dire à ce groupe illustre de nations:unissez-vous    !allez au Sud…Quelle terre que cette Afrique! L’Asie a son histoire, l’Australie elle même a son histoire; l’Afrique n’a pas d’histoire    ».
Voltaire, dans son «    Traité de métaphysique    » disait que    «    les blancs sont supérieurs à ces nègres, comme les nègres le sont aux singes et les singes aux huîtres    ».
Dans son ouvrage «De l’esprit des lois    », Montesquieu dit qu’    «    on ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un Etre Sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne dans un corps noir    ».
Le Comte de Gobineau, David Hume, Guy de Maupassant, Ernest Renan, etc., la plupart des penseurs des lumières qu’on fait réciter aux élèves africains et dont certaines rues africaines portent les noms s’inscrivent également dans ce courant de pensée de l’anhistoricité de l’Afrique, qui sera ainsi le thème favori de certains anthropologues et ethnologues occidentaux du milieu du XVIIIème et de la fin du XIXème siècle.  Appartenant au courant évolutionniste, ces derniers n’ont cessé de clamer la suprématie, sur tous les plans, de la race blanche sur les autres. Alors que l’Occident était au stade le plus élevé sur l’échelle de la civilisation, l’Afrique, elle, se retrouvait au stade le plus bas, c’est-à-dire la sauvagerie. Nous sommes pourtant au siècle dit des Lumières, dont bien de grands penseurs, à l’exception notoire de Condorcet, étaient des négriers.
Un peu plus tard, le lauréat  du Prix Nobel de médecine (1913), le physiologiste français Charles Richet, envisagera même notre élimination comme race, avant celle des hommes qui ont un QI faible.
Cependant, de nombreux chercheurs et intellectuels aussi bien africains, de la diaspora, qu’occidentaux vont œuvrer pour la réhabilitation de l’histoire des sociétés et/ou des cultures de l’Afrique noire, en particulier, Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga, W.E.Blyden Du Bois, Anthénor Firmin, le Compte de Volney, Jean François Champollion le Jeune, Emile Amélineau, Karl Richard Lepsius, etc. Tous, dans leurs différents travaux, ont donné des éléments de preuves irréfutables qui attestent du caractère nègre des Égyptiens de l’Antiquité, qui ont apporté la civilisation à l’humanité et cela est confirmé de nos jours au bout des lèvres par des paléo-pathologues comme le Docteur Philippe Charlier, à partir de l’étude des momies…..
Auparavant, les Egyptiens eux-mêmes n’ont jamais laissé d    ‘équivoques sur leur négrité dans les représentations, les sculptures, malgré l’altération des nez, comme par hasard, dans quasiment toutes les statues.
Par ailleurs, dans une des inscriptions à Dar el Bahari, portant sur la Reine Hatchepsout (1479-1457 av.  J.-C.) de la XVIIIème dynastie, elle y annonce que le Dieu Amon (le Grand Dieu Egyptien) s’est adressé à elle par l’intermédiaire de l’oracle et lui a demandé d’aller au pays du Dieu, le pays de Pount et d’y ramener l’encens par lequel elle parfumera les temples qui lui sont dédiés. Cette expédition mémorable fut réalisée sous la conduite du Chancelier Nehesy, ami et confident de la Reine, et elle est certainement une des plus grandes expéditions de l’Antiquité.
La travaux sérieux, notamment ceux de l’historienne Christiane Desroches Noblecourt, situent le pays de Pount en Afrique de l’Est, mais le Professeur Cheikh Anta Diop est plus précis et le situe dans la région des Grands lacs, plus exactement en Ouganda. Et c’est bien dans cette région des Grands lacs que l’homme moderne fit son apparition la première fois. Si, les Egyptiens qui rayonnaient sur le reste du monde, situaient au pays de Pount, en Afrique, le pays du Dieu incréé Amon, on peut valablement dire qu’ils savaient qu’ils sont originaires de cette région des Grands lacs, au regard entre autres du culte voué aux ancêtres. Personne n’imagine les Egyptiens aller chercher le Dieu Amon chez des peuples sur lesquelles ils rayonnaient, tout comme personne n’imagine Alexandre le Grand, aller chercher les traces de grands dieux macédoniens dans les peuples arabes, perses, indiens et autres.
Et puis, il y a cette fameuse lettre du Roi babylonien Kadashman Enlil I (1388-1375 av. J.-C.) qui réagit au refus d’Amenophis III (XVIIIème dynastie) de  lui donner une princesse égyptienne en mariage. Amenophis III pouvait prendre des femmes étrangères en mariage, mais refusait l’inverse, de peur peut-être que les enfants issus de ce mariage ne prétendent au Trône d’Egypte. Il dit à Kadashman Enlil qu’il  ne peut le faire parce qu’aucun de ces prédécesseurs ne l’a fait; ce que à quoi Kadashman Enlil répond qu’il peut lui envoyer n’importe quelle Egyptienne et il la présentera aux siens comme une princesse.
Le Roi Kadashman Enlil savait qu’on le croirait parce que les Egyptiennes et Ethiopiennes (Ethiopiennes/Soudanaises) étaient reconnaissables à vue d’œil, parce que différentes de toutes les femmes de la contrée, en raison de la couleur de leur peau.
Pour rappel, Hérodote (Vème siècle av. J.-C) qui est considéré comme le père de l’histoire, pour démontrer que les habitants de la Colchide étaient d’origine égyptienne et qu’il fallait les considérer comme une fraction de l’armée de Sésostris, dira    ceci    :
«    Les Égyptiens pensent que ces peuples sont une partie des troupes de Sésostris. Je le conjecturai aussi sur deux indices    : le premier, c’est qu’ils sont noirs et qu’ils ont les cheveux crépus, preuve assez équivoque, puisqu’ils ont cela de commun avec d’autres peuples    ; le second, et le principal, c’est que les Colchidiens, les Égyptiens et les Éthiopiens (Éthiopiens/Soudanais), sont les seuls hommes qui se fassent circoncire de temps immémorial (II:104)    ».
À propos des populations de l’Inde, Hérodote distingue les Indiens padéens d’autres Indiens qu’il décrit de la façon suivante    :
«    Ils ont tous la même couleur et elle approche de beaucoup celle des Éthiopiens (III    : 101)    ».
Strabon va plus loin dans sa géographie et tente d’expliquer pourquoi les Égyptiens sont plus noirs que les Indiens.
Aristote (389-322 av. J.-C.) parlant des Egyptiens et Ethiopiens dit d’eux dans Physionomie  «    ceux qui sont excessivement noirs, cela s’applique aux Egyptiens et aux Ethiopiens    ».
Lucien le Navigateur, Apollodore, Eschylle, Ammien Marcelin, Diogène Laerce et bien d’autres auteurs classiques de l’Antiquité, contemporains des Égyptiens de l’époque, déjà métissés suite aux invasions asiatiques, perses, et grecques, disent exactement la même chose    : les Égyptiens étaient des Nègres. Sinon, qui peut comprendre que ce peuple au summum de sa puissance et de son rayonnement sur le reste du monde, représentât son dieu Osiris qu’il considère comme son ancêtre, en teint noir.

LA REVOLUTION DU PHARAON AKHENATON, L’AVENEMENT DU MOISE BIBLIQUE ET ‘SA FIN TRAGIQUE’

….Vers 2000 av. J.-C., le disque solaire Aton, fait déjà partie du panthéon des dieux égyptiens (ou plutôt des manifestations, expressions ou hypostases du Dieu Ra) et celui-ci est une force divine importante sous le règne d’Aménophis III, qui réside de moins en moins dans la capitale à Thèbes, par crainte des prêtres thébains dont l’influence ne cesse de grandir. Son fils Amenophis IV assure la corégence dans ce contexte de relations heurtées entre le clergé thébain et son père. À la mort de celui-ci, il devient Pharaon et remet totalement en cause les fondements de la religion égyptienne, avec ses multitudes de démiurges et leurs autres expressions considérées également comme divinités. Il renie ainsi, Amon, le Dieu de Thèbes et change de nom pour devenir Akhenaton, «    Le dévoué à Aton    », le disque solaire.
La Maât, établie pendant l’Ancien Empire, est le code moral qui guide le Pharaon, représentant de Dieu sur terre….
Il fait détruire partout, à chaque fois qu’il le peut, le nom d’Amon et décide de déplacer la capitale de Thèbes à Akhet-Aton «    Horizon d’Aton    », situé à l’actuelle localité dénommée Tell el Amarna…
…….La fin du trio composé du Pharaon Akhenaton, de son fils et Corégent Smenkhare, et de la Reine Nefertiti, fait partie des grandes énigmes de l’histoire. Ils auraient disparu au cours de la même période, mais les constantes sont l’assassinat ou la destitution d’Akhenaton, l’assassinat du Prince et Corégent Smenkharé, et enfin l’assassinat  d’un prince hittite (Zannana) en route vers l’Egypte pour marier une Reine ou Princesse qui avait écrit au roi hittite à cet effet. D’aucuns pensent que c’est Nefertiti, et d’autres la veuve de Smenkhare, ce qui est plus vraisemblable au regard de l’âge d’alors de Nefertiti. La veuve de Smenkhare voulait éviter ainsi un mariage ou un remariage avec son grand-oncle ou grand-père Ay.
Le jeune Toutankhamon, âgé alors d’environ 12 ans est installé sur le Trône d’Egypte et une Corégence est établie avec Ay, qui prend le nom de Divin Père Père Ay, mais Toutankhamon meurt six ans plus tard, quand il est réellement en âge d’exercer le pouvoir. L’intriguant Divin Père Ay épouse sa veuve et demi-soeur Ankhesenpaaton et devient Pharaon d’Egypte. Ses deux fils ou neveux, les généraux Horemheb et Pa Ramessou, lui succéderont plus tard.
Messod et Roger Sabbah, descendants d’une lignée de rabbins juifs, vont publier en 2000, leurs travaux de recherche, résumés dans un livre de plus 500 pages, où ils démontrent comment les caractères hébraïques sont issus d’une adaptation des hiéroglyphes aux écritures phéniciennes, mais ils vont surtout tenter d’établir que le peuple hébreu aurait eu pour premier noyau les adeptes d’Akhenaton, ce qui était également l’hypothèse de Freud….
L’autre similitude frappante est celle établie par Roger et Messod Sabbah, entre d’une part, Moïse et Aron, et d’autre part, les généraux Pa-Ra-Messou (Celui que le Dieu Ra a retiré des eaux, le futur Ramses I) et Horemheb (Horo-Mou-Aba ou Horus en fête), fils ou neveux du Divin PèreAy….
Toutefois, selon le chroniqueur et historien Egyptien de l’époque romaine, en l’occurence le prêtre Manéthon (IIIème siècle av. J.-C.), Akhenaton a plutôt été destitué à la demande du Clergé de Thèbes et du Divin Père Ay. Auparavant, il avait mis à la tête des 9 arcs (Hyksos, Habirous, Hittites, entre autres), un prêtre Egyptien d’Héliopolis du nom d’Osarsiph (l’homme né du spectre d’Osiris).
Selon Manéthon, ce dernier s’était déjà distingué en contraignant Aménophis III à s’exiler de Thèbes et ce, en organisant à partir d’Avaris, une violente révolte des Hyksos…
Aménophis III avait déporté 80 000 d’entre eux à Avaris pour de durs travaux dans les carrières, ce qui serait un préalable à la satisfaction de son désir de voir les dieux, comme le lui avait recommandé un prêtre…..
Associé à des prêtres de Thèbes en conflit ouvert avec Aménophis III ou déportés par celui-ci à Avaris, Osarsiph va lever une puissante armée en faisant notamment appel à des Hyksos établis à Canaan (qui couvre le territoire actuel d’Israel/Palestine) et contraint Aménophis III à quitter Thèbes pour un exil de 13 ans en Ethiopie (Ethiopie/Soudan). Ce dernier va lever des forces en Ethiopie et chasser Osarsiph et ses hommes de Thèbes….selon Manéthon, qui nous apprend également qu’Osarsiph prendra plus tard le nom de ‘Moïse’.
Osarsiph semble bien être le Prophète des textes des trois grandes religions monothéistes, suivant l’égyptologue, Jean Charles Coovi Gomez, qui le dénomme à partir de ses recherches ,    «    Osarsiph Mamoussé    ».
La thèse de Coovi Gomez est d’autant plus vraisemblable qu’on sait que la ville d’Akhet-Aton a été subitement vidée de ses habitants après la mort d’Akhenaton et ceux qui ne voulaient pas revenir au culte d’Amon ont été contraints de quitter l’Egypte. Osarsiph Mamoussé et ses hommes devaient faire partie de ceux là, et ils sont certainement allés à Canaan…..
Quant à Freud, dans son célèbre ouvrage «    Moïse et le monothéisme    », après plusieurs investigations historiques et psychanalytiques, il finit par confesser:
«    Nous avons incontestablement l’impression que ce Moïse de Quades et Midian à qui la tradition a même pu attribuer l’érection d’un serpent d’airain représentant un dieu de la guérison, est tout à fait différent du majestueux Egyptien dont nous avons inféré l’existence et qui a donné au peuple une religion dont toute pratique de magie ou de sorcellerie se trouvait rigoureusement exclue. Notre Moïse Egyptien diffère peut-être tout autant du Moïse de Madian que le dieu universel Aton de l’habitant de la montagne sacrée: jahve le démon».
Aussi Freud envisagerait-il l’existence de «  deux    Moïse  », mais en tout état de cause, pour lui, l’homme divin est un majestueux Egyptien, donc un Nègre…..

…..Ce prêtre d’Héliopolis, Osarsiph Mamoussé, qu’Akhenaton avait mis à la tête des Hyksos, Habirous, Hittites, etc., dont il est très peu probable que les assassins d’Akhénaton l’aient épargné, parce que le Clergé de Thèbes considérait  l’initiation de ces peuples aux valeurs de la Maât comme un blasphème; c’est certainement lui, le majestueux Egyptien de Freud, «    qui a donné à son peuple une religion dont toute pratique de sorcellerie ou de magie se trouvait rigoureusement exclue ». Il est plus vraisemblable que les ancêtres des Hébreux se soient appropriés son personnage dès lors qu’Akhenaton en avait fait leur guide spirituel.
Cependant Osarsiph Mamoussé a pu être assassiné par ses propres disciples, comme le pensait en 1922 Ed. Sellin qui «    a fait une découverte capitale ( Selon Freud) en trouvant dans le livre du Prophète Osée (seconde moitié du VIIIe siècle), les traces certaines d’une tradition selon laquelle le fondateur de religion, Moïse, trouva une fin brutale au cours d’une révolte de son peuple opiniâtre et récalcitrant. La religion qu’il avait fondée fut à la même époque abandonnée. Cette tradition d’ailleurs, ne se retrouve pas que dans Osée, elle reparaît plus tard dans les écrits de la plupart des prophètes et c’est même sur elle, d’après Sellin, que se baseraient tous les espoirs messianiques ultérieurs. C’est vers la fin de l’exil babylonien que les juifs commencent à espérer que le Prophète qu’ils avaient ignominieusement assassiné, allait se relever d’entre les morts et conduire son peuple repentant et d’autres peut-être avec lui, dans le royaume de la félicité  ».

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