mardi , 29 août 2017
Formation professionnelle : La Jica soutient l’émergence d’une expertise africaine

Formation professionnelle : La Jica soutient l’émergence d’une expertise africaine

Le Sénégal a accueilli, un mois durant, un séminaire de formation financé par la Jica dans le but de valoriser les compétences internes africaines dans la fabrication de matériel didactique. Au bout de cette formation, les 23 participants ont reçu des attestations et ont été invités à partager leur expérience une fois rentrés chez eux.

La cérémonie de clôture du séminaire de formation qui s’est tenu du 24 juillet au 25 aout 2017 au Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) Sénégal-Japon, s’est déroulée, hier, sous la présidence de Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Ce sont plus d’une vingtaine de participants, issus de dix pays de la sous-région (Guinée, Congo Brazzaville, Mauritanie, Niger, Togo, Bénin, Burkina Faso Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon) qui ont été formés en maintenance mécanique et réalisation de matériels didactiques pour la programmation des microcontrôleurs. Et ce, grâce au financement de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) dans le cadre de son programme de formation des pays du Tiers-monde.

Le ministre a, dès l’entame de son propos, rappelé la volonté du président Macky Sall d’allier la formation professionnelle et technique aux besoins de l’économie du Sénégal. « Le Pse met l’accent sur le développement du capital humain avec une urgence pour le ministère de la Formation professionnelle de mettre en œuvre le développement accéléré des compétences par des formations professionnelles de qualité ». Il a magnifié le « soutien inestimable » de la Jica quant à la réalisation de cet objectif du Plan Sénégal émergent (Pse), tout en saluant la pertinence des thèmes retenus pour cette 18e édition de formation. Selon M. Tall, la réalisation de matériel didactique constitue un défi majeur pour notre pays quand on connaît le déficit de matériel et d’équipement des structures de formation et des entreprises locales. Pour lui, les collectivités locales doivent être associées à ce genre de formation, car elles ont des demandes pressantes et diversifiées Aux participants, il a recommandé un bon usage et un transfert des compétences acquises au Sénégal avec l’ensemble de leurs collègues restés au pays. Il a salué « la mise en œuvre des missions de formation adaptées aux réalités et besoins des pays africains, la réduction du coût de l’opération avec sa délocalisation en terre sénégalaise, la mise en valeur de l’expertise africaine et le transfert des technologies Nord-Sud ».

Pour l’ambassadeur du Japon au Sénégal, la formation et l’éducation sont les piliers du développement de toute nation. « Le cas de notre pays est un exemple palpable. Nous n’avons pas de ressources naturelles, mais ces deux facteurs nous ont permis d’être une puissance économique », a-t-il dit. Les participants ont, par la voix de leur représentant, mis l’accent sur le brassage culturel enrichissant, les échanges d’expériences organisés pour situer les avancées et les problématiques de la formation professionnelle et technique dans leurs pays respectifs. Ils ont, lors de la présentation de leurs travaux, démontré la possibilité de fabriquer du matériel didactique tel qu’un voltmètre ou des feux de signalisation ici en Afrique au lieu de recourir à l’importation. Le directeur du Cfpt a affirmé, dans son allocution, que le module de maintenance mécanique trouve toute sa pertinence dans la vie de l’entreprise et de la structure éducative grâce à son caractère transversal mettant en jeu toutes les technologies d’aujourd’hui.

le soleil

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