jeudi , 14 décembre 2017
Education : Le calcul mental pour faciliter l’apprentissage chez l’enfant

Education : Le calcul mental pour faciliter l’apprentissage chez l’enfant

Le programme malaisien Ucmas (Universal concept of mental arithmetic system) a lancé ses activités le 28 septembre au Cices devant plusieurs acteurs du système éducatif sénégalais. Ces derniers ont fait savoir leur engouement et insisté sur son importance dans un tissu éducatif majoritairement littéraire.

Ce sont près d’une dizaine d’enfants issus d’écoles privées de Dakar qui ont eu à démontrer leur rapidité de calcul mental, après trois mois de formation avec l’équipe d’Ucmas Sénégal. Présent au Sénégal depuis juin 2016, ce concept trouve son sens dans son programme d’éducation et de formation qui a pour but de développer le cerveau de l’enfant âgé entre 4 et 14 ans grâce à dix modules. « Durant cette période, les neurones qui sont les constituants essentiels du cerveau se développent et donc l’enfant est plus apte à apprendre et à retenir. Au-delà de 14 ans, l’apprentissage devient difficile car les neurones se rétrécissent et sont moins actifs », a expliqué Girish, directeur général de Ucmas en Afrique de l’Ouest.

Une compétition mondiale est organisée à la fin de chaque niveau. Selon lui, cette formation payante, qui est normalement de deux ans, permet à l’enfant d’exceller dans toutes les matières, parce qu’ayant l’esprit en éveil. Il est revenu sur la notion scientifique qui révèle que le cerveau comporte deux parties : gauche et droite. Le côté droit contrôle la logique, l’analyse, le langage et les calculs chez l’être humain, tandis le lobe gauche est à la base de la créativité, de l’imagination, des sentiments, des pensées… Il estime donc que pour le développer, il va falloir faire travailler ces deux parties chez l’enfant. « Les enfants captent et retiennent à vie ce qu’ils ont appris en prenant du plaisir ou par le jeu sans s’attendre à un examen final », a-t-il ajouté. Ainsi intervient l’Ucper, un appareil qui a été conçu pour faciliter les calculs de ceux-ci et leur permettre de compter rapidement.

Au cours de la formation, l’Ucper est retiré et le mental de l’enfant l’imagine à chaque calcul pour trouver très rapidement la bonne réponse. De l’avis de M. Soumaré, ancien chef de la Direction de l’enseignement privé, ce programme vient répondre à un besoin du Sénégal d’élargir la place des sciences dans son système éducatif qui accouche de 75% de littéraires chaque année au Baccalauréat. « Nous assistons dans beaucoup d’écoles à la disparition des classes des séries scientifiques. Notre pays a eu recours, à un moment donné, à des professeurs d’économie et des professeurs de mathématiques retraités pour enseigner dans les lycées et collèges. Le besoin est crucial et je pense que c’est déplorable de voir nos élèves avoir recours à la calculatrice pour effectuer de petits calculs. Ce qui les rend paresseux ».

De leur côté, les parents d’élèves ont sollicité le soutien de partenaires pour l’intégration du programme Ucmas dans le cursus scolaire de leurs enfants. Les directeurs d’écoles choisis pour les premières expériences ont affirmé, qu’en l’espace de quelques mois, ce programme a su développer la concentration et l’attention des enfants qui ont, par ailleurs, fait des progrès en mathématiques.
Créé en 1993 par le professeur Dino Wong, Ucmas est présent dans 70 pays dans le monde dont une trentaine en Afrique. L’équipe du Sénégal dirigée par M. Prabhakar prévoit d’étendre ce programme de cinq ans dans les régions à savoir Thiès et Kaolack.

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