mardi , 23 mai 2017
EDUCATION A LA CULTURE DE LA PAIX ET DE LA NON-VIOLENCE : LE WANEP SE PENCHE SUR L’EXEMPLE SENEGALAIS

EDUCATION A LA CULTURE DE LA PAIX ET DE LA NON-VIOLENCE : LE WANEP SE PENCHE SUR L’EXEMPLE SENEGALAIS

« La violence est certes présente dans le milieu scolaire mais à des échelles variées», a soutenu le coordonnateur du Wanep Sénégal, Alfred Gomis, mercredi dernier, lors de la réunion consultative sur l’éducation à la paix au Sénégal.
A l’en croire, les grèves répétées en sont un des facteurs indicatifs.  Et les élèves doivent être éduqués dans la culture de la paix. Pour ce faire, le Wanep a choisi la cible jeune et petite enfance. «Il y a des établissements scolaire avec qui, on travaille. Nous déroulons des programmes éducation à la paix avec le jeune dès le bas âge, pour que ce dernier puisse prendre cette dimension, du pardon, du partage, de la tolérance en compte dans le but d’installer un climat de paix autour de lui et dans la société», a fait savoir M. Mendy.
 Pour le professeur Oumar  Ndongo de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, «l’éducation doit prendre en charge le développement». Toutefois, il avance qu’il y a dans cette prise en charge qui incombe à l’Etat des défis et des perspectives.  «Il y a des accélérateurs de conflits qui sont facteurs d’instabilité qu’il faut maîtriser.  Il y a une nécessité d’une construction sociale pour arriver à une paix ».

Dans ces accélérateurs de conflits, le professeur Ndongo a énuméré la pauvreté, l’inégalité entre les peuples, l’insécurité, la citoyenneté qu’il faudrait prendre en compte.  Aujourd’hui, ce dernier comme d’autres participants sont convaincus que la violence s’apprend et qu’une bonne éducation inclusive peut sauver le Sénégal de la déroute.  «Pour installer la paix, il faut aller vers la population. Le Sénégal connu pour la stabilité politique n’a jamais été à l’abri de la violence électorale. Mais, il se félicite des forces de résilience qui aident à calmer le bateau qu’il s’apprête à sombrer», a-t-il déclaré.

Pour le représentant du ministre de l’éducation nationale, M. N’diath, réfléchir sur le thème « éducation à la paix et à la non-violence, c’est clarifié le concept de paix, définir les contenus et approches pédagogiques liés à l’éducation, à la paix et à la promotion  de la culture de la non-violence ».

Et d’avancer : « les principes directeurs de cette éducation sont adossés aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales reconnus par toutes les nations éprises de paix et de démocratie». M. N’diath a aussi rappeler que lors de la 53ème assemblée générale, la communauté internationale a déclaré l’année 2000, année de la culture de la paix.

Par, cette décision, l’humanité était ainsi invitée, en ce début de millénaire, à ériger le dialogue social en règle absolue dans la prévention des conflits et dans la résolution des différends entre les nations.

Sudonline

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