vendredi , 23 mars 2018
Education inclusive : Les partenaires partagent leurs expériences

Education inclusive : Les partenaires partagent leurs expériences

Les principaux partenaires intervenant dans le sous-secteur de l’éducation inclusive et le ministère de l’Education nationale veulent harmoniser leurs interventions et approches. L’ambition a été déclinée, le 19 décembre 2017, lors de la réunion du Cadre de concertation sur l’éducation inclusive.

L’an 2030, c’est pour bientôt et le Sénégal doit être au rendez-vous. Pour y arriver, notre pays doit encore accélérer son processus de scolarisation de tous les enfants, sans aucune discrimination. C’est dans cette optique que l’Etat du Sénégal, en collaboration avec ses partenaires techniques, a mis en place le Projet d’éducation inclusive. Une initiative qui vise à scolariser tous les enfants en situation de handicap. Officiellement, trois partenaires se sont engagés aux côtés du ministère de l’Education nationale pour apporter leur contribution. Il s’agit de Handicap international, Sightsavers et Eclat (Être comme les autres et pour tous).

Selon Cheikh Diallo, responsable du bureau scolarité à la Demsg (Direction de l’enseignement moyen secondaire général), une fiche action est déjà élaborée pour assurer la formation des professeurs en braille, en psychologie de l’aveugle et en orientation mathématiques. Ces résultats satisfaisants ont amené le partenaire technique Sightsavers à accorder au Projet d’éducation inclusive des non-voyants une seconde phase qui va de 2017 à 2021.

Le financement est acquis et les activités ont déjà démarré avec la formation des enseignants. L’innovation apportée dans cette phase est le renforcement du volet qualité et les travaux de recherche sur le genre. Dans cette seconde phase, le projet est étendu à deux nouvelles régions, à savoir Kaolack et Louga.

De l’avis de Salimata Bocoum, directrice de l’Ong Sightsavers bureau pays, le processus d’accompagnement est reconduit pendant cette phase avec notamment la formation des enseignants, des inspecteurs, des directeurs et de l’Association des parents d’élèves.

Engagement des maires
Ces derniers ont aussi bénéficié d’un appui pour faciliter l’enrôlement des enfants. A cela s’ajoutent la réhabilitation de l’espace scolaire et l’organisation de sessions de plaidoyer auprès des collectivités locales pour leur meilleure implication dans la prise en charge de l’éducation inclusive.

Sur ce point, Salimata Bocoum s’est réjouie de l’engagement de quelques maires qui ont dégagé une ligne budgétaire spécifique pour le sous-secteur. Ce, à l’image du Conseil municipal de Guédiawaye, de Wakhinane Nimzatt ou encore de la ville de Louga. Dans certaines localités, cet engagement des collectivités locales a permis de résoudre les questions liées à la mobilité et à la restauration des apprenants.

Les filets sociaux mis à la disposition des élèves déficients visuels par le ministère de la Santé, à travers la Direction générale de l’action sociale, ont aussi beaucoup contribué à la réussite du projet.

La coopération italienne qui accompagne le ministère de l’Education dans la scolarisation et la promotion des filles a aussi promis son accompagnement pour la vulgarisation de l’éducation inclusive au Sénégal. De leur côté, les autorités éducatives et les acteurs du système se sont félicités de la pertinence des différentes expériences déroulées à travers le pays.
Il ne reste qu’à harmoniser les visions et les actions pour aller vers l’élaboration d’un document stratégique d’éducation inclusive arrimé au Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet).

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