samedi , 18 mars 2017
Échanges sur les avancées des réseaux d’éducation et de recherche en Afrique

Échanges sur les avancées des réseaux d’éducation et de recherche en Afrique

Des spécialistes venus des quatre coins du monde ont terminé, vendredi à  Dakar, une conférence visant à  « promouvoir les communautés d’éducation et de recherche virtuelles » en Afrique, a constaté l’APS.

Cette conférence a été organisée à  l’initiative du West and central african research and education network (WACREN, Réseau d’éducation et de recherche de l’Afrique de l’ouest et du centre, en français).
« Tous ces acteurs se retrouvent à  Dakar pour échanger des expériences et savoir où nous en sommes au niveau du développement des réseaux d’éducation et de recherche dans notre région et essayer également de voir ce que nous pouvons apprendre de ce que font les autres dans d’autres parties du monde », a indiqué Boubakar Barry, le directeur général du WACREN.
« Il faut dire que notre région (Afrique de l’ouest et centrale) est un peu en retard par rapport aux réseaux d’éducation et de recherche », a fait savoir M. Barry expliquant que « cela est dû au fait que nous avons un peu tardé à  mettre en place ce réseau ».
M. Barry a toutefois souligné que « la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Sénégal sont des pays qui sont déjà  avancés dans la mise en place de leurs réseaux nationaux d’éducation et de recherche ».
« Par exemple, ici au Sénégal nous avons déjà  les universités publiques qui sont interconnectées et nous avons également l’UVS (université virtuelle du Sénégal). Au niveau du Nigéria, nous avons une trentaine d’universités fédérales qui sont aussi interconnectées. En Côte d’ivoire, toutes les universités publiques le sont également », a-t-il relevé.
Selon le directeur général du WACREN, « l’objectif de la mise en place des réseaux nationaux d’éducation et de recherche est de créer une plateforme qui va permettre d’échanger et de partager les expériences, de collaborer et de mutualiser les ressources » entre les pays.
« Il s’agit de ressources pédagogiques, ça peut même être des ressources physiques comme par exemple des laboratoires car on peut accéder à  des laboratoires à  distance. ça peut aussi être des équipements qui sont assez chers et qu’on pourrait mutualiser, partager et utiliser à  travers notre sous-région (Afrique de l’ouest et du centre) », a expliqué Boubakar Barry.
« C’est ce genre d’infrastructures que nous voulons mettre en place de telle sorte qu’on puisse avoir une économie d’échelle et qu’on puisse aussi promouvoir la collaboration entre les chercheurs de notre sous-région (Afrique de l’ouest et du centre) aux niveaux national, régional et international », a-t-il poursuivi.
Onze pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal et Togo) sont réunis au sein du Réseau d’éducation et de recherche de l’Afrique de l’ouest et du centre.
« Nous travaillons à  aider les autres pays – d’Afrique de l’ouest et du centre – à  rejoindre notre organisation et à  bénéficier de la plateforme que nous allons mettre en place », a indiqué Boubakar Barry.
L’objectif du WACREN « est de se connecter aux autres réseaux régionaux comme par exemple le réseau paneuropéen (GEANT), les réseaux de l’Amérique du nord, d’Amérique latine et d’Asie », a insisté M. Barry.
Cette conférence est la deuxième organisée par le WACREN, la première ayant eu lieu en 2014 à  Lomé. En 2015, une conférence était prévue à  Abuja (Nigéria) mais elle a finalement été annulée pour des raisons sécuritaires.

Aps

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