samedi , 24 juin 2017
Crise scolaire et universitaire : l’USEQ appelle le gouvernement à des « négociations sérieuses »

Crise scolaire et universitaire : l’USEQ appelle le gouvernement à des « négociations sérieuses »

L’Union syndicale pour une éducation de qualité (USEQ) compte aller en grève si le gouvernement ne se décide pas à l’ouverture de négociations « sérieuses et fructueuses » sur les préoccupations des écoles et universités publiques, a annoncé, lundi à Dakar, son coordonnateur national, Amadou Diaouné.

« Nous avons donné un mois au gouvernement pour répondre favorablement à notre requête. Passé ce délai, l’USEQ a retenu d’ores et déjà décidé de déposer un préavis de grève et de se préparer en conséquence à la confrontation », a-t-il soutenu lors d’une conférence de presse.

Des membres de l’Internationale de l’éducation (IE) dont l’USEQ est membre étaient présents à cette rencontre avec les journalistes.

Selon son coordonnateur national, l’UES a déjà déposé une plateforme revendicative dont les principaux points concernent la mise en œuvre des conclusions des assises de l’éducation et de la formation, la révision de la loi sur la gouvernance des universités publiques et le respect des accords du 17 février 2014 entre l’Etat et les syndicats d’enseignants.

Ces points concernent entre autre, la mise en œuvre des conclusions des assises de l’éducation et de la formation, la révision de la loi sur la gouvernance des universités publiques et le respect des accords du 17 février 2014.

Ces points de revendication sont « d’ordre stratégique » et  »leur traitement approprié est de nature à imprimer une dynamique de progrès pour une éducation publique, équitable, inclusive et de qualité dont notre pays à grandement besoin (…) avec la prise en charge correcte des revendications corporatistes du moment ».

« C’est en tirant les leçons du sort réservé jadis aux conclusions des Etats généraux de l’éducation de 1981, que nous avons mis au cœur de notre plateforme revendicative, la question des réformes en profondeur du système éducatif », a ajouté M. Diaouné.

Il a par ailleurs évoqué « les menaces que font peser les forces néolibérales du capitalisme international sur le droit de grève en débat dans les instances du Bureau international du travail (BIT) ».

Aussi a-t-il invité les enseignants à « observer symboliquement » 30 minutes d’arrêt de travail, vendredi à partir de 12 heures 30.

Aps

A propos de Luxmealex

Toute l'actualité sur l'éducation, la formation et l'entrepreneuriat

Get Widget