lundi , 23 octobre 2017
Atteinte d’un Sénégal émergent en 2035 : Un auteur propose la relance de l’éducation populaire

Atteinte d’un Sénégal émergent en 2035 : Un auteur propose la relance de l’éducation populaire

Pour atteindre l’émergence économique, le Sénégal peut mettre l’accent sur deux volets : l’éducation populaire et la protection de l’enfance, propose Pascal Guéthe Ndène dans son livre : « Education populaire et protection de l’enfance ».

A travers son livre : « Education populaire et protection de l’enfance : Une transition éducative pour un Sénégal émergent », Pascal Guèthe Ndène démontre que l’éducation populaire et la protection de l’enfance peuvent être les piliers d’un Sénégal émergent à l’horizon 2035. La cérémonie de dédicace de l’ouvrage a eu lieu le 13 octobre 2017 à la maison d’édition L’Harmattan Sénégal, sous la présidence du ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, Pape Gorgui Ndong.

Pascal Guèthe Ndène rappelle, dans son livre, que l’éducation populaire, bien avant à l’indépendance, a contribué à la formation des élites du pays. Ce processus, dit-il, a même continué après l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Ce système d’éducation, informe M. Ndène, avait une place privilégiée dans les politiques éducatives nationales. A l’heure actuelle, tel n’est plus le cas, regrette-t-il, mentionnant que l’éducation populaire « est presque abandonnée ». Elle est même « marginale dans les politiques de jeunesse ».

Pourtant, ailleurs, cette forme d’éducation a eu une place de choix dans les politiques publiques. Dans son livre, Pascal Ndène propose des modèles de pratique d’éducation populaire qui pourraient servir d’exemple au Sénégal. Il cite des pays comme le Japon, la France et la Suisse. Mais l’exemple le « plus remarquable », d’après l’auteur, est le Japon. Comme le Sénégal, c’est en 1949 que le Japon a mis en place les Kômintans qui sont des espaces d’éducation et a généralisé l’éducation populaire. « En 1949, le Sénégal et le Japon étaient au même niveau d’éducation populaire », précise M. Ndène. Aujourd’hui, l’Empire du Soleil Levant est une puissance modèle dans ce domaine. « En 2004, il existait au Japon 18.000 Kôminkans. Le Kôminkan est le bâtiment représentatif de l’éducation populaire. En 2008, les Kôminkans employaient 51.000 personnes », informe-t-il. En France, l’éducation populaire englobe 330.000 associations pour 680.000 emplois créés, ajoute l’auteur de l’ouvrage.

S’inspirer de l’exemple japonais
Les expériences suisses, japonaises et françaises, à son avis, peuvent être adaptées aux réalités sénégalaises sans que le pays ne perde ses valeurs. Dans un contexte de Plan Sénégal émergent (Pse), Pascal Guèthe Ndène estime que l’éducation populaire peut permettre de lutter contre toutes les formes d’analphabétisme. A l’instar du Japon et de la France, elle peut permettre au Sénégal de créer beaucoup d’emplois pour lutter contre le chômage des jeunes. « Si le pays veut se positionner sur une voie nouvelle, des politiques ambitieuses d’éducation populaire, de formation professionnelle et de protection de l’Enfance restent incontournables », conseille l’auteur.

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