dimanche , 23 juillet 2017
ATELIER SOUS REGIONAL SUR LA CRIMINALITE DES JEUNES EN AFRIQUE DE L’OUEST:VERS L’ELABORATION DE SOLUTIONS SENEGALO-BURKINABE

ATELIER SOUS REGIONAL SUR LA CRIMINALITE DES JEUNES EN AFRIQUE DE L’OUEST:VERS L’ELABORATION DE SOLUTIONS SENEGALO-BURKINABE

Le Carrefour d’Etudes et de Recherches Action pour le Développement et la Démocratie(CERADD) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a tenu hier, vendredi 05 mai, à Dakar, un atelier sur «Les jeunes et stratégies de résilience à la violence et à la criminalité en Afrique de l’ouest». Placée sous la présidence du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, en partenariat avec l’ambassade du Canada, la rencontre a pour but de réfléchir sur les démarches méthodologiques envisagées ainsi que leur harmonisation sur le plan régional.
«Devant ce phénomène abrasant de la violence, de la criminalité, on va aider les autorités publiques du point de vue de la confection des politiques publiques à identifier les leviers sur lesquels on peut s’appuyer pour prévenir la violence et la criminalité chez nos jeunes». C’est ce qu’a déclaré hier, vendredi 5 mai, le coordonnateur régional du Carrefour d’Etudes et de Recherches Action pour le Développement et la Démocratie (Ceradd), le professeur Babaly Sall. C’était à l’occasion de l’atelier sur «Les jeunes et stratégies de résilience à la violence et à la criminalité en Afrique de l’ouest» organisé à Dakar dans un hôtel de la Place.
En effet, selon une étude réalisée par Pison en 2015, l’Afrique se caractérise par la jeunesse de sa population dont les moins de 15 ans représentent 41%. Cette proportion atteint 47% au Mali,45% au Burkina Faso et 42% au Sénégal. A cette extrême jeunesse de la population, s’ajoute la problématique de l’employabilité et la violence des jeunes.
Fort de ce constat, Me Papa Khaly Niang, directeur général de l’Agence d’Assistance à la Sécurité de proximité (Asp), propose de juguler le mal depuis la source en mettant en place des politiques de prévention : «je pense que l’important serait de mettre en place la cartographie de la violence dans certaines localités pour pouvoir y apporter les solutions adéquates ». Revenant sur le choix porté sur le Sénégal et le Burkina Faso, Me Niang renseigne : «en matière de recherche il faut expérimenter avant d’élargir. Il faut mettre en place un modèle, c’est pourquoi le Burkina et le Sénégal ont été choisis. Après, si le résultat est positif, on va essayer de l’étendre aux autres pays».
Venu représenter le ministère de l’enseignement supérieur Mary Teuw Niane, le Directeur de l’Enseignement Supérieur, Babacar Gueye revient sur les causes de la violence des jeunes en milieu universitaire. «Chaque année au Senegal nous avons près de 10000 bacheliers qui nous arrivent et qu’il faut loger, nourrir et héberger, ça crée des conditions de promiscuité qui peuvent favoriser la violence.

L’autre défi est lié à l’employabilité des jeunes qui sont stressés par cette hantise de l’emploi à la fin de la formation», renseigne-t-il. Le directeur de l’enseignement supérieur de poursuivre : «Il s’y ajoute que les échecs sont très nombreux en 1ére année et ça également peut être source de violence. Le problème de l’équité peut également être source de violence.Equité entre homme/femme, entre riche/pauvre… ».

Pour prévenir la violence notée chez les jeunes qui constitue une cible facile, le professeur Gueye propose « des études scientifiques pour connaître les sources, les déterminants de ces violences et envisager des solutions».

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