mercredi , 19 juillet 2017
Aminata Dème, Une bonne école, sur la terre du Saloum…

Aminata Dème, Une bonne école, sur la terre du Saloum…

Suite à un communiqué du bureau Afrique de l’Ouest de Plan International parvenu à notre rédaction, ce Jeudi, dans le contexte de publication du rapport 2015 sur le leadership féminin en zone ouest africaine : « Barrières et opportunités », l’analyse des données statistiques montre que le pourcentage des femmes ministres et parlementaires s’est amélioré dans l’espace ouest africaine ; en grande partie en raison du système de quotas. Mais la participation des femmes dans le secteur salarié stagne entre 7 et 8% de main d’œuvre féminine. Ainsi, les femmes ne représentent que 4% de la population active au niveau du management dans les secteurs professionnels et techniques. Un chiffre qui n’a pas évolué comparé aux dix dernières années. En effet, le rapport illustre que la dimension politique doit être considérée comme un domaine d’intervention prioritaire dans les 13 pays couverts par l’étude. Et pour cause, le principal obstacle à l’amélioration de l’accès des filles et des femmes aux processus de prise de décision relève de la dimension socio-culturelle. Selon le rapport de 2015, la solution, elle, reste leur engagement politique. A en croire, Faty Kane, Coordonnatrice  de la Campagne mondiale pour la promotion du droit des filles : « Parce que je suis une fille », au bureau Afrique de l’Ouest de Plan International, en ces termes : « Les tâches ménagères se sont les filles qui s’en occupent, surtout dans un contexte social et culturel, qui fait qu’on attend d’une fille qu’elle reste à la maison, en attendant un mari qui viennent la chercher et d’ailleurs c’est la raison qui est le plus souvent évoquée quand les parents vous disent que nous, on n’a choisi de ne pas envoyer notre fille à l’école, la fille est appelée à se marier, elle est appelée à quitter la maison et aller habiter à la maison de son mari, c’est une des raisons pour lesquelles la campagne s’est focalisée sur l’éducation des filles. La campagne propose que les filles complètent 09 années de scolarité et on demande aux autorités nationales et internationales pour que cela se passent ». Pendant ce temps, Khady Touré, Directrice Générale de KTC (KHADY TOURE COACHING), dans sa communication illustre un exemple de forme de leadership 2015 non imaginaire en racontant l’histoire d’Aminata Dème, une femme de 35 ans née à Dakar, Spécialiste en Science de Gestion, qui est allée à la rencontre des terres salées du Saloum notamment Nguineguinéo (GEO : Ndlr) afin de cultiver la terre que personne ne pensait cultivable, elle dirige aujourd’hui, plus de 80 femmes dans ce monde rural au sein d’une association. Pour Khady Touré : « Les paresseuses ne peuvent pas être des leaders de demain… ».

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