jeudi , 30 mars 2017
200 millions de francs pour la formation des enseignants

200 millions de francs pour la formation des enseignants

Le ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam a annoncé, samedi, qu’une enveloppe de 200 millions de francs a été dégagée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, en vue de la prise en charge de la formation diplômante de 248 vacataires et quelque 21 000 instituteurs-adjoints.

Selon M. Thiam, les 248 enseignants du moyen secondaire, en question sur plus 80 000 recensés dans le système éducatif, sont titulaires de ‘’diplômes spéciaux’’.

D’après M. Thiam, leur formation professionnelle à la Faculté des sciences de l’éducation et de la formation (FASTEF, ex École normale supérieure) ‘’nécessite des concertations entre le ministère de l’Éducation et les organes compétentes de l’Université Cheikh Anta Diop ‘’.

Serigne Mbaye Thiam, intervenait à l’issue de la séance de négociations entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, sous l’égide du Collectif des médiateurs.

Il a ajouté que l’ensemble des structures vont se réunir pour proposer des solutions à l’amiable’’, non sans préciser que ‘’c’est une situation héritée de pratiques du passé avec le recrutement d’enseignants dont le profil ne correspondait pas au profil des formés à la FASTEF ».

Dans le détail, il s’agit, selon Serigne Mbaye Thiam de 163 professeurs de philosophie, titulaires de diplôme en sociologie, psychologie, ou d’une maîtrise incomplète.

On dénombre également dans le lot, toujours, selon le ministre, 13 professeurs en mathématiques et sciences de la vie et de la terre, titulaires d’un baccalauréat de la série G, ainsi que 2 autres enseignants titulaires du Bac série B (économie) dispensant des cours de mathématiques ou de sciences physiques.

22 titulaires d’un baccalauréat littéraire, enseignent l’économie sociale et familiale et 18 bacheliers en langue arabe donnent en même temps des cours de français ou d’histoire et géographie sans en avoir les capacités requises.

Sur le cas, des instituteurs-adjoints, le ministre de l’Éducation nationale a précisé qu’ils ont ‘’tous été formés’’.

A l’en croire, c’est pour des besoins de qualité des enseignements-apprentissages comme le veut le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (PAQUET) qu’ils vont faire l’objet d’un renforcement de capacités.

‘’Le PAQUET veut une éducation de qualité. Sur les 21 000 instituteurs -adjoints recensés nous avons promis de faire un test national pour identifier pour avoir une situation de référence en vue de pouvoir définir les besoins de formation’’.

‘’Au total, le gouvernement a la volonté de régler la question de la formation diplômante’’, a avoué le ministre de l’Éducation nationale, tout en saluant ‘’les avancées notées lors de cette rencontre pendant laquelle le gouvernement a tenu un langage de vérité aux syndicats’’.

En terminant, le ministre a lancé un vibrant appel aux syndicats d’enseignants à reprendre les cours, d’autant plus que le gouvernement est dans de bonnes dispositions pour répondre aux préoccupations des enseignants.

Aps

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